Ça fait quel effet de traverser le désert à dromadaire ?

Ça fait quel effet… de traverser le désert à dromadaire ?

Nous en sommes déjà à notre 7e jour au Maroc, et je suis clairement amoureux de ce pays, de ses paysages, de ses gens aimables, aidants, et de sa nourriture ! Nous avons déjà visité une bonne partie du Sud, mais pour moi, une étape reste à franchir pour rentrer en ayant le sentiment d’avoir fait un voyage complet : dormir en bivouac dans le désert. Je n’appréhende absolument pas le fait de me retrouver sans eau courante ni électricité, ou encore d’avoir froid. Je suis juste excité par l’idée de cette expérience, et j’ai hâte de démarrer la journée pour commencer ce trip.

Le 4X4 nous fait traverser une petite partie du désert formé de pierre et de sable, jusqu’au camp de base situé au pied de la dune de Merzouga. Les marocains appelle ce type de désert le Erg, qui, à la différence du Reg, est formé uniquement de sable. Du sable à perte de vue.


LA TRAVERSÉE DU DÉSERT



Aziz sera notre guide à travers le désert, et après nous avoir demandé ce que nous souhaitons manger le soir afin de pouvoir emporter le nécessaire, il nous présente aux dromadaires qui nous conduirons jusqu’au campement. Je n’ai jamais vu de dromadaire avant, et franchement, c’est assez marrant comme animal. Du coup je prends un petit selfie avec l’un d’entre eux, histoire d’avoir un souvenir.

Je suis le deuxième à grimper sur mon dromadaire, donc j’ai pu profiter de l’expérience d’Omar pour me préparer. Le dromadaire se relève d’abord par le train arrière, avant de se redresser complètement. Il faut donc bien se tenir pour être sûr de ne pas tomber en avant.

Une fois tout le monde en selle, nous démarrons notre périple à travers le désert, et bien que le paysage qui nous devance soit composé à 100% de dunes de sable, je ne me sens pas encore totalement en immersion. Aziz, lui, est à pied et guide les dromadaires attachés les uns aux autres à travers le désert.

J’essaye de prendre quelques photos du paysage malgré les mouvements permanent du dromadaire. Ce n’est pas vraiment facile de trouver une pose confortable. Bien que la selle soit plutôt bien faite, le corps du dromadaire est beaucoup plus large qu’un cheval, et nous n’avons pas d’étrier sur lesquels reposer nos pieds pour prendre appui. Tout mon poids est donc concentré sur l’intérieur de mes cuisses, qui commencent à fatiguer. Malgré ça, j’oublie ce léger détail, je profite du doux soleil du mois de mars, et de ce paysage exceptionnel que je ne peux comparer à rien que je ne connaisse.

De Marrakech à Erfoud... Les photos de mon circuit au Maroc

Retrouvez les plus belles photos de mon voyage au Maroc.

C'est par ici

De temps en temps, il faut se cramponner et serrer les cuisses lorsque les dromadaires descendent une dune un peu trop raide. Au bout de 45 minutes de trajet, nous n’apercevons plus que du sable devant et derrière nous. Je regarde mon téléphone, je ne capte plus aucun réseau. Moi qui sui hyper connecté en voyage, je ne pourrais raconter tout ça qu’à mon retour demain matin.

Le trajet est censé durer une heure, mais Aziz n’est pas très clair dans ses estimations. Au final nous arrivons au camp 1h30 après notre départ, et la descente de dromadaire n’est pas des plus simples !

Nous sommes au pied d’une immense dune qu’il va falloir grimper rapidement pour pouvoir assister au coucher de soleil qui disparait petit à petit. Je ne peux pas louper cette photo ! Je me précipite et commence à courir sans même attendre les autres pour pouvoir arriver rapidement en haut de la dune. Mais le vent souffle très fort, et le sable rentre dans mes chaussures, mes yeux, mes vêtements. La pente est de plus en plus raide mais je finis par arriver en haut.

Après avoir vidé le sable de mes chaussures et installer mon trépied, je profite de cette vue surplombant le désert. C’est magnifique. Le coucher de soleil donne des dégradés orange sur l’ensemble du désert, et on ne voit rien d’autre que du sable à perte de vue. Une fois tout le monde arrivé en haut, nous nous amusons à faire des photos de groupe pour célébrer notre victoire.

La descente est beaucoup plus simple, et une fois la nuit tombée, nous nous installons dans une des tentes réservée au dîner. Il fait plutôt chaud à l’intérieur. La tente doit être faite d’un matériau qui garde la chaleur du jour. Aziz et son compagnon de bivouac nous amène notre repas (tajine poulet) alors que nous ne sommes éclairés que par la lumière d’une petite lampe à LED qui nous permet à peine de distinguer le visage des autres, ou de voir le fond de notre assiette. Au final, nos yeux finissent par s’habituer au noir, et plus le temps passe, plus l’on oublie qu’il n’y a pas de lumière.

Après le repas, Aziz et son compagnon proposent de nous faire un feu de camp, histoire de combler notre expérience. Nous passerons la soirée à se raconter des blagues et à poser des questions sur l’entretien et le dressage des dromadaires. Vers minuit, tout le monde par se coucher.

4h30 du matin, le réveil sonne

Nous n’avons pas beaucoup dormi, mais nous avons bien dormi. Il est l’heure de repartir pour assister au lever de soleil sur les dunes, dès qu’il aura décider de se montrer. Le retour sur les dromadaires est très très difficile, et les douleurs de la veille reviennent. Il faut prendre son mal en patience.

Il fait nuit noire, mais la lune éclaire une bonne partie du désert. Alors que les dromadaires avancent à travers les dunes toujours guidés par Aziz à pied, personne ne parle. Le silence est parfois rompu par les dromadaires digérant leur repas de la veille mais globalement, nous n’entendons que leurs pas dans le sable.

Le magnifique lever de soleil sur les dunes, accompagné d’un petit vent matinal, viendra clôturer ce périple hors du commun, nous laissant encore une fois, la tête pleine de souvenirs. Vivement la douche quand même !

Si tu as aimé cet article et que tu souhaite à nouveau me voir galérer tout en m’éclatant, je te conseille de lire « Ascension du Piton de la Fournaise – 13km à pied, ça use, ça use ! » en suivant ce lien.
À bientôt !

Testimonial Bastien
Bastien
voyageur#

Après être parti 2 ans à l'étranger pour mes études, je ne peux plus m'arrêter de voyager ! J'ai besoin de découvrir de nouvelles cultures et être constamment en mouvement. J'aime partager mes expériences et rencontres à travers mon blog. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires et à me contacter pour partager vos propres expériences ou me proposer de nouveaux itinéraires.

commentaires

  1. Ça, c’est une expérience que j’aimerais beaucoup vivre…

Ecrire un commentaire