Aurélie, passionnée d’Amérique latine, part à la découverte de la Bolivie


Experience vécue et rédigée par Aurélie


Mi-mai, nous voilà partis pour la Bolivie, l’hiver commence dans l’hémisphère sud, mais partir à cette période nous permet d’éviter la période des pluies correspondant à l’été en Bolivie. Nous avons eu grand soleil tout du long et c’est tant mieux, car la saison des pluies détruit les routes de Bolivie ce qui peut rendre les déplacements beaucoup plus compliqués.

La Bolivie, pays aux formidables paysages et à la culture andine très présente, nous a fasciné.


DÉCOUVERTE DE LA BOLIVIE



Sucre

Première étape : Sucre. À (seulement) 2 800 mètres, nous commençons doucement à nous acclimater à l’altitude. Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie, est une ville où il fait bon flâner dans ses ruelles blanches.

Allez déguster des salades de fruits au marché central pour 10 bolivianos (environs 1,20€) ou des empanadas et une limonade fraîche au Patio pour 7 bolivianos (environs 1€).

La Casa de la Libertad, lieu où a été signée l’indépendance de la Bolivie en 1825 peut être visitée. Le prix de l’entrée comprend une visite guidée très intéressante pour 15 bolivianos (environs 2€), où il est décrit l’histoire de la colonisation de l’Amérique du sud puis l’intervention de Bolivar pour son indépendance.

Le soir à Sucre, ne manquez pas « Origenes », un superbe spectacle sur les danses ethniques de chaque région de la Bolivie.

Potosi

En route pour notre deuxième étape : Potosi, ville minière et ancienne ville la plus riche du monde au XVIIème siècle. Pour nous y rendre, nous prenons un « taxi collectif » (comprenez mini-van avec 6 autres personnes), musique bolivienne à fond, pour 30 bolivianos (soit environs 4€) et c’est parti pour 3h30 de route.

La première soirée et nuit à Potosi fut assez dure à cause de l’altitude : 4000 mètres. Le mal de tête et les saignements de nez commencent. Le lendemain tout va mieux, et nous partons pour la visite de la Casa de la Moneda, un musée très intéressant qui nous apprendra beaucoup sur l’argent extrait du Cerro Rico (cette énorme montagne qui domine la ville) ainsi que les pièces de monnaies frappées à l’époque et exportées dans le monde entier. Aujourd’hui, ironie du sort, la Bolivie ne produit plus ses propres pièces de monnaie et ses billets sont mêmes fabriqués en France. le Cerro Rico n’a en effet plus autant de ressources qu’au XVIIème siècle.

Tupiza

Le lendemain matin, à 8h30, nous prenons un bus de la station centrale de Potosi vers Tupiza. Un trajet de 7h, avec un arrêt vers midi pour la pause pipi et déjeuner. Tupiza vaut vraiment le coup pour ses paysages environnant, dignes du Far West.

Nous avons fait une excursion à cheval de 3 heures qui nous a permis de découvrir les environs grâce à notre jeune guide de 18 ans. Tupiza était une étape voulue afin de commencer le fameux tour du Salar de ce point et non pas d’Uyuni comme la plupart des gens le font. Ainsi nous avons évité la foule et avons profité d’un jour supplémentaire.

Sud Lipez

Nous avons choisi Torre Tour pour faire le Salar en 4 jours/ 3 nuits, ce qui nous a coûté 1300 bolivianos soit environs 150 euros par personne tout compris, excepté l’entrée dans le parc Eduardo Avaroa (150 bolivianos).

C’est à l’entrée du parc que nous faisons notre première rencontre avec les lamas ils sont assez fuyants. Ils ont tous des fils de couleurs accrochés aux oreilles, ce qui permet de les identifier par les propriétaires des troupeaux.

  • Bains thermales

Nous avons pu nous baigner dans une eau à 37° à près de 5 000 mètres d’altitude et une température extérieure avoisinant les 4°, prévoir la serviette pour sortir de l’eau ! Mais dans un cadre pareil ça reste un super souvenir.

Nous arrivons ensuite à la Laguna Verde : au prime abord, une lagune grisâtre dominée par le volcan Licancabúr… Mais quand le vent se lève, après une petite heure en fin de matinée, voici le résultat. Une lagune d’un vert turquoise magnifique, inoubliable.

  • Laguna colorada

La Laguna Colorada est magnifiquement colorée et remplie de flamants roses. Par contre, c’est un spot très venteux.

Salar

Le Salar, c’était pour nous ces photos rigolotes où les personnes s’amusent avec un jeu de perspectives, et nous n’y avons pas échappé laissant libre cours à notre imagination dans ce désert blanc à perte de vue.

Ce matin-là nous nous levons à 5h30 pour voir le lever du soleil sur le Salar. Nous partons donc dans la nuit, et arrivons sur le point d’observation tout juste pour apercevoir les premières lueurs du soleil. La couleur est un mélange de rose, bleue, violet et blanc. Un mélange magnifique où les photos parlent d’elles-mêmes.

Nous avons ensuite visité l’île des cactus (Isla del Pescado), une île remplie d’énorme cactus.

Copacabana

La célèbre plage de Copacabana au Brésil n’a pas donné son nom à cette petite ville bordant le Lac Titicaca mais l’inverse. En effet un prêtre provenant de la ville bolivienne Copacabana, au XVIIIème siècle, manqua de s’échouer au large du Brésil. Il promit que s’il s’en sortait, il donnerait le nom de sa ville à la plage sur laquelle il échouerait. Il survécu et donna donc le nom de Copacabana à cette plage brésilienne.

Pour rejoindre Copacabana de La Paz il nous a fallu environ 3h30 et traverser le lac Titicaca. Pour la traversée il nous est demandé de prendre des petits bateaux tandis que le bus est transporté sur un énorme radeau.

Copacabana est une petite ville où l’atmosphère est digne d’une station balnéaire, en effet nous sommes à 3 800 mètres d’altitude mais la végétation est méditerranéenne. Devant Notre Dame de Copacabana se déroulent tous les jours des baptêmes de voiture, pour leur porter chance. Nous avons dédié une demi-journée à la visite à moto-cross de la péninsule, et nous sommes allés jusqu’à Yampupata, une ballade magnifique.

Isla del Sol

L’isla del Sol a été un des temps forts de notre voyage. En effet, le bateau de Copacabana pour se rendre sur l’Isla del Sol nous fait traverser le Lac Titicaca d’un bleu intense avec au loin un magnifique panorama sur les Andes.

Nous sommes arrivés au nord de l’ile à Challapampa et avons pris le sentier longeant la crête de l’ile pour rejoindre le sud Yumani. Une magnifique randonnée d’environ 3h30. À Yumani, le village est tellement escarpé que les villageois et même les touristes utilisent les ânes pour porter leurs bagages jusqu’aux hôtels situés en hauteur.

La Paz

Nous nous attendions à être déçus par la ville de La Paz. Beaucoup de voyageurs rencontrés au cours du voyage n’avaient pas aimé l’ambiance de cette ville mais finalement, nous l’avons adorée. Nous étions logés dans un quartier résidentiel nommé Sopocachi, au Rendez-vous Hotel (superbe adresse pour 35€ la nuit, un peu cher pour la Bolivie mais qui permet de retrouver le confort perdu !), ce qui nous a permis d’être logés au calme et à 20 minutes à pied du centre-ville.

La magie de cette ville provient de son enclavement et de ses habitations accrochées à flanc de montagne. Le dernier soir, (un dimanche soir) nous avons décidé d’aller voir les combats de lutcha libre entre cholitas (comprenez les femmes boliviennes aux longues nattes noires et jupe longues). Ce spectacle ne manque pas de peps. Nous avions réservé par un tour operator qui nous emmène et nous ramène dans le centre de La Paz. Le spectacle se déroule dans le gymnase el Alto (zone nord et moins touristique de La Paz) à 35 minutes de bus.

La Bolivie restera pour nous un superbe souvenir, un lieu où les paysages à eux seuls résument la liberté et la pureté, et où la population est fière d’afficher ses coutumes hautes en couleurs. La période à privilégier pour se rendre dans les Andes est l’hiver. Nous n’avons eu aucun jour de mauvais temps durant nos 3 semaines, malgré le froid et le vent qui peuvent vous glacer à haute altitude.

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